L'info trafic RDS-TMC
sur système de navigation
Les
informations trafic événementielles codées au standard
TMC AlertC sont diffusées en même temps que la radio FM.
La technologie utilisée est le RDS. Cette technologie
permet la transmission de données numériques en même
temps que la radio FM et ce sans perte de qualité pour
le signal de la radio.(*)
Le service
national V-Trafic est porté par le signal de France
Inter. Cette radio, soumise à des obligations de service
public, a la plus large couverture de diffusion de
toutes les radios FM en France (120 émetteurs principaux
et plus de 250 ré-émetteurs). De manière simplificatrice
on peut dire que là où l'on reçoit bien France Inter, on
recevra V-Trafic.
Le service
V-Trafic est également régionalisé, c'est à dire que les
informations trafic reçues par le terminal dépendent de
la région dans laquelle le conducteur se déplace. Il
s'agit de présenter au terminal, généralement de
capacité limitée, uniquement les informations
nécessaires à une navigation efficace. Un automobiliste
circulant à Toulouse ne saura donc pas si le
périphérique parisien est embouteillé. Seuls les
événements de première importance, comme les fermetures
de voies, les accidents graves sont diffusés à l'échelle
nationale.
Pour
recevoir V-Trafic par RDS, il faut donc que le terminal
soit équipé d'un récepteur RDS-TMC (*) et que son
constructeur ait passé les accords commerciaux
nécessaires pour recevoir V-Trafic. Ce récepteur a pour
fonction de capter les informations trafic diffusées en
RDS et de les transmettre au terminal pour que ce
dernier puisse les afficher et les prendre en compte
dans sa navigation. Pour ce faire, le terminal utilise
une table (appellée "table de localisants") nécessaire
pour situer géographiquement les informations.
Au même
titre que les données cartographiques, la table de
localisants évolue avec le temps et nécessite donc une
mise à jour régulière, si l'on veut profiter des
derniers ajouts.
La collecte des données sur le
trafic
Recueil automatique
le
recueil automatique est fait par :
-
boucles
électromagnétiques enfouies dans la chaussée
-
par caméra de
surveillance vidéo
-
par suivi de
véhicules pilotes
Les
boucles électromagnétiques, encore appelées
capteurs, sont noyées dans le goudron de la
chaussée. Chaque boucle est reliée à des
détecteurs qui enregistrent le passage des
véhicules. Le débit et la vitesse des véhicules
peuvent alors être déduits de ces mesures. Si le
débit des véhicules diminue brusquement et que
la vitesse chute, on peut en déduire de manière
automatique qu'un incident est survenu.
Les
caméras vidéos : disposées le long des voies,
les caméras permettent d'observer le trafic et
ainsi d'identifier un incident. Cette détection
d'incident est assurée par des algorithmes de
traitement de l'image. L'avantage de ce type
d'outil par rapport aux boucles est qu'il permet
de connaître la nature de l'incident.
Le
suivi de véhicules pilotes (encore appelés
véhicules traceurs) : des véhicules ont été
spécialement équipés d'un système GPS couplé
avec un transmetteur qui permet de remonter à un
centre serveur l'évolution de la position des
véhicules. Des algorithmes d'analyse déduisent
de cette évolution des informations sur le
trafic routier.
Recueil Manuel
Le
recueil manuel est fait par :
-
Les forces de
police et les exploitants des voiries
-
Les usagers de la
route
Grâce à un terminal installé dans leurs
véhicules, les forces de police ou les
exploitants des routes signalent les événements
routiers sur lesquels ils interviennent. Ces
événements sont centralisés dans une base
nationale de données routières.
Quand un conducteur demande du secours via les
bornes d'appels d'urgence disposées le long des
autoroutes ou des voies rapides, son appel
génère la création d'un événement.
Sources des données
Pour
offrir un service d'information trafic sur toute
la France comme V-Trafic, il faut aller
chercher les informations trafic auprès de
chaque organisme qui procède à la collecte des
informations. Parmi ces organismes ont trouve
l'Etat (le Ministère de l'Equipement, de la
Défense et de l'Intérieur avec les forces de
Police, de Gendarmerie et les Directions
Départementales de l'Equipement), les sociétés
d'autoroutes (ASF, APRR, Cofiroute, SAPN, SANEF,
AREA, ESCOTA…), les collectivités locales comme
les villes (Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux,
Toulouse …), les entreprises privées qui, pour
leurs besoins propres, ont mis en place une
flotte de véhicules pilotes (les 3700 taxis de
la compagnie TaxisG7 en Ile de France).
En
France, il faut distinguer Paris et
l'Île-de-France (qui possède son propre système
de collecte) du reste de l'Hexagone.
À Paris et en Île-de-France
Le périphérique parisien est équipé à la fois de
caméras vidéo et de boucles automatiques,
c'est-à-dire de câbles enfouis dans la chaussée,
qui calculent la vitesse du trafic. La ville de
Paris prend également en compte le trafic sur
les principaux axes (rue de Rivoli, boulevard
Sébastopol, etc.) et sur la plupart des voies
secondaires.
Au-delà, l'Île-de-France, qui concentre plus de
80 % des bouchons de l'Hexagone, possède
également son propre système de recueil de
l'information routière, branché en direct sur
les 500 km de voies rapides nationales situées
entre le périphérique et la Francilienne.
Au niveau national
Il faut distinguer la collecte opérée par les
différents groupes publics relevant de l'État,
et celle effectuée par les autoroutes privées
regroupées sous la forme d'un GIE (Groupement
d'Intérêt Économique).
Du côté de l'État, la gendarmerie opère une
collecte manuelle avec son propre système. Les
pompiers, le SAMU, la direction de la Défense et
de la Sécurité civile, et même Météo France font
également remonter des informations de terrain.
Ces informations sont regroupées sous l'égide
d'un organisme d'État, la DSCR (Direction de la
sécurité et de la circulation routières).
Les autoroutes sont contrôlées par des caméras,
des capteurs automatiques et... des patrouilles
"maison" qui sillonnent en permanence le réseau,
tout comme la gendarmerie qui effectue des
rondes régulières. Des informations sont
également recueillies de la bouche même des
automobilistes via les bornes d'appels pour
signaler une panne ou la présence de vaches sur
l'autoroute. Ces différentes sources sont
traitées par chaque société d'autoroutes qui est
responsable de la qualité de l'information
trafic sur son réseau. L'information trafic est
ensuite rediffusée sur les ondes des radios
d'autoroutes (comme 107.7) et les panneaux
d'affichage.
L'agrégation
Après avoir collecté les données brutes auprès
de chacune des sources, sont effectuées des
opérations d'agrégation de données, de mise en
cohérence de ces mêmes données, et la génération
de l'information trafic à proprement parler.
Tous ces traitements sont effectués dans le
respect de la politique de la gestion du trafic
et de la sécurité routière.
La
mise en forme de l'information :
Après s'être occupé du fond (le contenu du
message à diffuser), il faut s'occuper de la
forme du message. Cette forme est différente
suivant que l'on a à traiter une information sur
un événement survenu sur le réseau (accident,
travaux, fermeture, bouchon …), une information
sur le flux de la circulation ( circulation
fluide, dense, bouchée), une information de
temps de parcours ou de temps de retard.
Le
codage
Les
informations événementielles sont codées au
standard mondial de codage de l'information
trafic : le TMC (Traffic Message Channel)-
AlertC. Ce protocole définit la manière de coder
un événement survenant sur le réseau routier.
Selon ce protocole, un événement c'est :
-
Un code
identifiant la nature de l'événement
(accident, bouchon, manifestation …)
-
Un autre code
pour situer l'endroit où cet événement se
produit (on parle de localisant)
-
son sens suivant
le sens de circulation
-
son étendue
-
des informations
complémentaires optionnelles (comme le
nombre de véhicules impliqués dans un
accident par exemple)
Le
code décrivant l'événement est à choisir parmi
environ 1500 codes pré-établis qui vont du
traditionnel bouchon à l'attaque nucléaire. Le
choix du code le plus pertinent est bien entendu
fonction de la situation que l'on cherche à
décrire.
Le
code du lieu où se situe l'événement est
également à choisir parmi les lieux qui ont été
pré-définis par l'organisme d'Etat (le SETRA)
qui a la charge de positionner ces points sur
toute la France. L'ensemble de ces lieux sont
regroupés dans une table que l'on appelle la
table des localisants. Chaque fois que des
nouveaux lieux sont ajoutés (pour couvrir
l'ouverture d'une nouvelle autoroute et plus
généralement pour tenir compte des modifications
du réseau routier), cela donne lieu à la
création d'une nouvelle table de localisants.
Dans la dernière version de cette table, environ
55 000 km du réseau routier français sont
couverts par 13000 localisants dont aux
alentours de 35 000 km pour les nationales et
autoroutes et 20 000 km pour les routes
départementales et urbaines. Typiquement ces
localisants ont été positionnés sur les axes
importants du réseau français (importants en
terme de trafic) et en des lieux stratégiques
comme les carrefours, les bretelles de
raccordement …
Exemple de codage
Un
accident est survenu au point A. Ce point A est
situé géographiquement entre les localisants
Loc1 et Loc2. La traduction en langage TMC-AlertC
donnera :
" Accident entre Loc1 et Loc2, dans le sens de
circulation de Loc2 vers Loc1 ".
A
priori, on pourrait penser que de ne pas
localiser l'accident au point précis où il est
survenu est un inconvénient. Il faut garder à
l'esprit que l'information trafic est certes
diffusée pour informer le conducteur mais
également le terminal de navigation, pour que
celui-ci puisse proposer une route alternative
contournant l'accident si besoin. Les
localisants ayant été placés en des points
stratégiques du réseau routier, en l'occurrence
des bretelles de raccordement et autres
carrefours, le terminal à toutes les
informations pertinentes pour apporter une aide
efficace au conducteur.
Le
codage des conditions de route :
Les
routes sont découpées en tronçons. Sur chaque
tronçon, le flux de véhicules est surveillé. A
ce niveau il ne s'agit pas de surveiller les
véhicules individuellement mais de raisonner
plutôt en terme de flot de véhicules. En
fonction de la mesure du débit (c'est à dire du
nombre de véhicules passant sur ce tronçon
pendant une période de temps donnée) de la
vitesse moyenne des véhicules sur le tronçon et
du nombre de véhicules passant sur ce même
tronçon, chaque tronçon reçoit une valeur
correspondante à mesure relevée (fluide, dense,
bouché, non connue).
Le
codage des temps de parcours / de retards :
Les
mesures de circulation effectuées sur les
tronçons, permettent également de connaître la
vitesse moyenne des véhicules. Par une opération
mathématique, on en déduit le temps que met un
véhicule à parcourir le tronçon.
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